Témé Tan, la pop ouverte sur le monde

© Bart Vander Sanden

Alors que les médias français commencent à en parler et qu’il s’apprête à partir sur la route des festivals cet été, portrait de l’incroyable Témé Tan, multi-instrumentiste imprévisible et symbole de l’éclectisme propre à la nouvelle génération de musiciens belges. Celle-là même que l’on tient à défendre dans cette rubrique dédiée à la nouvelle scène locale.

Ben Stassen et Robinson Crusoé 100% belge!

Robinson Crusoé en 3D-relief ! Le Belge Ben Stassen, Vincent Kesteloot et l’équipe de nWave Pictures, basée à Forest, livrent une version originale du célèbre naufragé, pleine de surprises. Vendredi devient Mardi, Robinson échoue sur une île pas vraiment déserte…Voilà un film d’animation 3D-relief enchanteur, divertissant où les animaux exotiques et l’unique être humain (Robinson) devront apprendre à vivre ensemble.

Alors on danse : l’Haçienda

© Aidan O'Rourke

Histoire de bien célébrer l’été, son atmosphère rêveuse et ses soirées festives, L’Eventail vous propose de revenir sur l’histoire de quatre clubs mythiques de ces dernières décennies. Première étape à Manchester, où l’Haçienda révolutionna la musique au cours des années 1980.

L’incroyable vitalité du cinéma asiatique

Fatal Intuition de Jun-hyung Yun projeté samedi. C'est une première internationale pour ce thriller psychologique sud Koréen
[caption id="attachment_16133" align="alignnone" width=""]© FEFF18Fatal Intuition de Jun-hyung Yun projeté samedi. C’est une première internationale pour ce thriller psychologique sud Koréen [/caption]

Il y a bientôt vingt ans que, grâce au conseil d’un ami français, j’ai découvert le Festival d’Udine. Ma passion pour ce rendez-vous du cinéma asiatique ne s’est jamais démentie. Au fil des années, Udine est devenu mon festival favori. Cela tient d’abord à sa place unique dans le paysage cinématographique européen. S’il y a ici et là des manifestations plus modestes dédiées à l’Asie, aucune ne peut rivaliser avec la cité frioulane pour ce qui est de la richesse et de la variété du programme.

Alors on danse : Studio 54

©  Droits réservés

Histoire de bien célébrer l’été, son atmosphère rêveuse et ses soirées festives, L’Eventail vous propose de revenir sur l’histoire de quatre clubs mythiques de ces dernières décennies. Deuxième étape à New York avec « la plus grande boîte de nuit de tous les temps » : le Studio 54.

De l’humour aux frissons : le cinéma asiatique dans tous ses états

© Marcel Croës

Un film entièrement consacré à de jeunes enfants ? J’avoue qu’à cette idée j’ai gagné la salle de projection du Festival en traînant quelque peu les pieds. Ce genre de sujet incite le plus souvent à la mièvrerie et à une sentimentalité insupportable. En outre, on a pu vérifier maintes fois que s’ils sont livrés à eux-mêmes les interprètes juvéniles versent sans retenue dans le cabotinage. The World of Us (qu’on pourrait traduire par « Notre monde ») a été en fait une excellente surprise qui a suscité un tonnerre d’applaudissements. Premier long métrage de la jeune Coréenne Yoon Ga-eun, le film a pour héroïne une fillette de dix ans qui en début d’année (nous sommes dans une école du nord de Séoul) se lie d’amitié avec une nouvelle camarade du même âge. La réalisatrice décrit avec une étonnante justesse l’évolution de cette relation, qui passe d’un attachement passionné à une rancoeur vengeresse losque la petite Sun se sent délaissée par sa copine. J’ai rarement vu autant de finesse et de subtilité dans l’exploration de la psychologie enfantine. Et les deux fillettes (qui n’avaient jamais joué dans une œuvre de fiction aussi ambitieuse) se révèlent d’un naturel incroyable. Yoon Ga-eun était toute chavirée l’autre soir par l’accueil enthousiaste du public local et de la critique.